Que mangent les chevaux ? alimentation et besoins essentiels

Par Antoine Roy

Publié le 22/04/2026

Que mangent les chevaux ? alimentation et besoins essentiels

Comprendre ce que mange un cheval, c’est la base d’un cheval en pleine forme, serein et performant. Entre herbe, foin, céréales, compléments et eau, l’équilibre compte plus que tout. Dans cet article, on fait le tri entre idées reçues et pratiques validées par les pros, avec des exemples concrets pour nourrir au mieux votre compagnon. Vous verrez aussi comment répondre précisément à la question “que mange les chevaux” selon l’âge et l’activité.

💡 À retenir

  • Principalement du fourrage (herbe, foin), complété de concentrés adaptés, minéraux et eau à volonté.
  • Les chevaux peuvent ingérer jusqu’à 100 kg d’herbe par jour.
  • Un cheval adulte nécessite environ 38 à 45 litres d’eau par jour.
  • Une mauvaise alimentation peut entraîner des coliques et d’autres problèmes de santé.

L’alimentation des chevaux

Le cheval est un herbivore monogastrique à fermentation postérieure. Autrement dit, il possède un estomac relativement petit, mais un gros intestin riche en micro-organismes qui digèrent la cellulose. Son système digestif est conçu pour consommer des fibres longues en continu, de nombreuses heures par jour, sous forme d’herbe ou de foin.

Dans la nature, un cheval broute 12 à 16 heures quotidiennement et ingère de petites quantités à la fois. Ce rythme de petites prises alimentaires protège l’estomac, stabilise la glycémie et entretient un microbiote intestinal sain. Se demander “que mange les chevaux” revient donc d’abord à répondre “du fourrage, et souvent”. Les concentrés ne viennent qu’en complément lorsqu’il faut couvrir des besoins énergétiques ou minéraux spécifiques.

Pourquoi l’alimentation est-elle cruciale ?

Au-delà de l’apport d’énergie, la nutrition conditionne la santé digestive, la qualité du poil et des sabots, le comportement et les performances. Une ration trop riche en amidon peut perturber la flore intestinale, provoquer gaz, diarrhées et augmenter le risque de coliques. À l’inverse, un fourrage pauvre ou mal équilibré en minéraux peut entraîner fatigue, perte d’état et sensibilité musculaire.

Les vétérinaires et nutritionnistes équins insistent sur l’équilibre fibres-protéines-énergie-minéraux. Par exemple, une surcharge de céréales chez un cheval peu actif favorise la prise de poids et la fourbure, tandis qu’un manque d’acides aminés essentiels limite le développement musculaire même si les calories sont suffisantes. La bonne question n’est pas seulement “que mange les chevaux”, mais “dans quelles quantités, avec quelle qualité et à quel rythme”.

Les bases de l’alimentation équine

Le socle d’une bonne ration reste le fourrage. En règle générale, on vise 1,5 à 2,5 % du poids vif par jour sous forme de matière sèche. Pour un cheval de 500 kg, cela représente souvent 8 à 12 kg de foin sec de bonne qualité, avec ajustement selon l’état corporel, l’activité et la richesse du foin. L’herbe pâturée apporte davantage d’eau, d’où des volumes ingérés beaucoup plus élevés en vert.

Autour de ce socle, on complète si nécessaire avec des concentrés (granulés, floconnés, céréales), des sources de fibres digestibles (pulpe de betterave, luzerne) et un apport minéral-vitaminé, souvent via une pierre à sel enrichie ou un complément. L’objectif est de couvrir l’énergie sans excès d’amidon, d’assurer les oligo-éléments clés (zinc, cuivre, sélénium) et les vitamines, tout en maintenant une mastication prolongée.

L’importance de l’eau dans l’alimentation

L’eau est l’aliment numéro un. Un cheval adulte consomme en moyenne 38 à 45 litres d’eau par jour, davantage par temps chaud, à l’effort, en lactation ou avec une ration plus sèche et salée. Une eau fraîche, propre, disponible en permanence, limite les risques de coliques d’impaction.

Conseils pratiques validés sur le terrain : contrôlez quotidiennement la clarté des abreuvoirs, évitez l’eau glacée après un effort soutenu, et encouragez l’hydratation hivernale en tiédissant l’eau si nécessaire. Pensez au sel : 5 à 10 g/100 kg de poids vif/jour au repos, plus en cas de transpiration, pour stimuler l’abreuvement et remplacer les électrolytes perdus.

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Beaucoup de troubles digestifs naissent d’un manque d’eau ou d’un accès irrégulier. Anticipez les variations saisonnières : herbe printanière très riche en eau, foin estival plus sec, hiver avec eau froide moins appétente. La cohérence eau-sel-fibres diminue fortement les aléas digestifs.

Comment établir une ration équilibrée ?

La question “que mange les chevaux” trouve sa réponse dans une méthode simple, applicable à la majorité des situations domestiques. Voici une démarche pas à pas, utilisée par de nombreux praticiens et conseillers nutrition :

  • Évaluer le poids et l’état corporel (notez les côtes, la ligne de dos, l’encolure) pour définir l’objectif : maintien, prise ou perte d’état.
  • Fixer la base de fourrage : 1,5 à 2,5 % du poids vif en matière sèche, à ajuster selon la qualité du foin et l’accès à l’herbe.
  • Compléter l’énergie si besoin via des fibres digestibles et/ou un concentré modéré en amidon, en fractionnant en 2 à 3 repas maximum.
  • Assurer minéraux et vitamines avec un CMV ou un aliment “balancer”, et laisser du sel à volonté.
  • Observer, mesurer et ajuster toutes les 2 à 4 semaines : crottins, comportement, poil, performances, hydratation.

Exemple concret : cheval de 500 kg au repos actif. Foin de pré 10 kg/jour, pierre à sel, CMV selon dose fabricant. Si perte d’état, ajouter 0,5 à 1 kg de luzerne déshydratée ou 0,5 kg de pulpe de betterave réhydratée. Si besoin énergétique plus marqué, introduire 1 à 2 kg/jour d’un granulé riche en fibres et pauvre en amidon, en deux prises. Ajustez en suivant la note d’état corporelle cible.

Les différents types d’aliments pour chevaux

Les différents types d'aliments pour chevaux

Forrage, concentrés et compléments ont chacun un rôle. Le fourrage comprend l’herbe, le foin et l’enrubanné/foinlage. L’herbe est très appétente, hydratante et riche au printemps ; elle peut couvrir la majorité des besoins d’un cheval au repos. Les foins de graminées bien fanés restent la référence quotidienne, alors que la luzerne, plus protéinée et calcique, se dose avec discernement.

Les concentrés regroupent les céréales (avoine, orge, maïs), les granulés ou floconnés complets et les “balancers”. Leur intérêt principal est d’apporter de l’énergie concentrée, des protéines digestibles et un profil minéral-vitaminé calibré. Privilégiez des formules modérées en amidon si votre cheval est sensible, et fractionnez toujours les distributions.

Les aliments principaux : fourrage, concentrés et friandises

Dans la pratique, que mange les chevaux au quotidien ? Idéalement, un fourrage de qualité à volonté ou quasi, puis un aliment complémentaire ajusté à l’effort. Les friandises restent occasionnelles : carottes, pommes, morceaux de betterave cuite, un peu de pastèque en été, toujours en petites quantités et en surveillant les chevaux insulino-résistants.

Pensez aux fibres digestibles comme la pulpe de betterave réhydratée ou les coques de soja toastées, utiles pour densifier l’énergie sans excès d’amidon. Les huiles végétales (colza, lin) peuvent compléter ponctuellement, en introduisant progressivement de 50 à 200 ml/jour selon la tolérance, tout en s’assurant de l’apport d’antioxydants adéquats.

Lecture d’étiquettes : vérifiez les teneurs en amidon/sucres, la présence d’une matière grasse modérée, et un rapport calcium/phosphore équilibré. Les aliments “balancers” concentrés en micronutriments sont précieux quand le fourrage est bon mais légèrement carencé en oligo-éléments.

Les erreurs courantes à éviter

Changer la ration brutalement figure parmi les premières causes de désordres digestifs. Toute modification se fait progressivement sur 7 à 10 jours pour laisser la flore intestinale s’adapter. Surdoser les céréales, donner un seul gros repas, ou nourrir juste avant un effort intense sont des pratiques à proscrire.

Autre piège : ignorer la qualité du fourrage. Un foin poussiéreux, moisi ou trop tardif pénalise la digestion et la respiration. À l’inverse, un foin très jeune et riche distribué sans transition peut rendre nerveux et favoriser la prise de poids. La surveillance de l’accès permanent à l’eau et au sel est tout aussi déterminante pour prévenir les coliques d’impaction.

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Les aliments à proscrire

  • Tontes de gazon et déchets de cuisine fermentescibles : risques de fermentation explosive et de coliques.
  • Pain sec en quantité, viennoiseries, bonbons : surcharge en amidon/sucres, déséquilibre du microbiote.
  • Plantes toxiques : if, laurier-rose, séneçon, érable sycomore, glands en excès.
  • Légumes de la famille des choux et pommes de terre crus : fermentescibles ou irritants.
  • Gros apports d’huiles sans progression ni antioxydants : troubles digestifs et oxydatifs.

Si vous vous demandez “que mange les chevaux” sans risque, retenez cette règle simple : fourrage propre et régulier, concentrés mesurés, eau et sel à volonté, et transitions lentes. La prévention tient plus à la régularité qu’à la sophistication de la ration.

Les besoins spécifiques selon l’âge et l’activité

Tous les chevaux n’ont pas les mêmes besoins. Un poulain en croissance recherche des protéines de qualité et un apport minéral rigoureux pour bâtir un squelette solide. Une jument suitante a des exigences énergétiques et protéiques supérieures. Un senior, avec une dentition parfois usée, a besoin de fibres plus faciles à mâcher et de nutriments hautement digestibles.

L’activité change aussi la donne. Un cheval de sport qui travaille 5 à 6 jours/semaine va nécessiter une densité énergétique plus élevée, un apport en électrolytes et peut-être davantage de vitamine E et d’acides gras oméga-3. À l’inverse, un “easy keeper” au pré, peu actif, aura surtout besoin d’un contrôle strict des sucres et d’un apport minéral sans calories superflues.

Cas pratiques : pour un poulain, optez pour un aliment croissance équilibré en lysine, méthionine et minéraux (Ca/P/trace), avec un foin de qualité. Pour une jument allaitante, augmentez la base fourragère et choisissez un concentré riche en protéines digestibles. Pour un senior, préférez des fibres pré-digérées (mash, pulpe réhydratée, luzerne fibre courte) et surveillez la dentition. Pour le cheval de sport, fractionnez l’apport énergétique en favorisant les fibres et matières grasses plutôt que de charger en amidon.

Une façon simple de raisonner la question “que mange les chevaux” par profil consiste à se caler sur l’état corporel cible et la dépense réelle, puis à moduler la densité énergétique et la forme des fibres. Mesurez régulièrement le poids (ruban ou toise) et tenez un carnet de ration pour objectiver les évolutions.

  • Poulain/jeune : protéines et minéraux priorisés, fourrage à volonté, concentré croissance calibré.
  • Jument gestante/allaitante : énergie et acides aminés accrus, minéraux optimisés, eau abondante.
  • Cheval de sport : énergie densifiée, électrolytes, vitamine E, fractionnement des repas.
  • Senior/dentition fragile : fourrages alternatifs réhydratés, compléments hautement digestibles, surveillance du poids.

Pour les chevaux sujets au syndrome métabolique équin ou à la PSSM, travaillez avec votre vétérinaire : fourrage analysé pauvre en sucres, élimination des concentrés riches en amidon, exercice régulier et supplémentation ciblée. Dans ces profils, la précision fait toute la différence.

Derniers conseils pour une alimentation saine

Si la question “que mange les chevaux” appelle d’abord “du fourrage”, la vraie clé est l’ajustement individualisé, régulier et mesuré. Observez, pesez, notez, et faites évoluer doucement. Un bon partenariat avec votre vétérinaire et, si besoin, un nutritionniste, sécurise durablement la ration.

Commencez simple : fourrage propre, eau et sel à volonté, puis complétez selon l’âge et l’effort. En cas de doute, testez une modification à la fois et laissez deux à quatre semaines pour en voir les effets. Votre cheval vous le dira vite : crottins, attitude, souffle et poil sont vos meilleurs indicateurs.

Antoine Roy

Je m'appelle Antoine Roy et je suis passionné de sport. Sur mon blog, je partage mes réflexions, analyses et conseils pour aider chacun à s'épanouir dans sa pratique sportive. Rejoignez-moi pour explorer ensemble l'univers du sport !

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